
L’arbre du cacao, qui produit les graines desquelles la poudre pour réaliser le chocolat, est extraite, grandit spontanément le long des bassins de l’Orénoque et du Rio Grande. L’histoire nous dit que les premiers à exploiter cette plantes ont été les Mayas, déjà vers 1 000 avant JC. Ils le considéraient comme étant la boisson de Dieu. Par la suite, les Aztèques en ont produit, l’associant à Le chocolat avait, pour ces civilisations, une valeur mystique et religieuse. Il était consommé par les élites au cours de cérémonies ou offert comme sacrifice aux divinités. Il était également utilisé comme monnaie d’échange, de compte et d’unité de mesure. Afin de se rendre compte de sa valeur, il suffit de penser qu’avec cent graines de cacao, il était possible de s’acheter un enclave, alors que pour un lapin, 10 graines suffisaient.
Pour les Aztèques, le cacao avait vraiment une origine divine: selon la légende, le dieu aztèque Quetzalcoàtl, parti pur défendre l’Empire en guerre, a laissé sa femme, seule, pour prendre soin de ses richesses. Rapidement, les ennemis ont tenté de la contraindre de révéler le lieu dans lequel leurs biens se trouvaient , mais celle-ci ne céda aucunement à la menace. Pour se venger de la princesse qui continuait de se taire, ils l’ont tuée et, pour chaque goutte de son sang tombée, une plante de cacao est née, ayant des fruits “amers tels que les souffrances de l’amour, forts comme la vertu, rouges comme le sang”.
Quand il est rentré de la guerre, le mari a cueilli les fruits et a voulu, par leur biais, exalter la fidelité que sa femme paya de sa propre vie, en les rendant sacrés et précieux. La graine de l’arbre de cacao, en son honneur, a été appelé cacalhualt , puis chocolat !
… il ne pouvait, en effet, y avoir qu’une histoire d’amour à l’origine du terme chocolat !
